Gâteau au chocolat garni de framboises
Donne 10 portions
Ce gâteau est si onctueux et chocolaté que personne ne croira qu’il est bon pour la santé!
Ingrédients
* 50 m (¼ tasse) huile de canola
* 175 ml (¾ tasse) cassonade légèrement tassée
* 5 ml (1 c. à thé) vanille
* 1 œuf
* 1 blanc d’œuf
* 125 ml (½ tasse) poudre de cacao
* 250 ml (1 tasse) farine de blé entier
* 5 ml (1 c. à thé) poudre à pâte
* 2 ml (½ c. à thé) bicarbonate de soude
* 250 ml (1 tasse) yogourt nature sans gras
* 15 ml (1 c. à table) liqueur d’amande (facultatif)
* 500 ml (2 tasses) framboises fraîches entières
* 50 ml (¼ tasse) gelée de pomme, fondue
* Sucre à glacer pour saupoudrer (facultatif)
Directives
1. Préchauffer le four à 180º C (350º F). Couvrir le fond d’un moule à charnière de papier parchemin.
2. Dans un grand bol, fouetter ensemble l’huile, le sucre, la vanille, les œufs et le blanc d’œuf.
3. Dans un autre bol, mélanger la poudre de cacao, la farine, la poudre à pâte et le bicarbonate de soude. Ajouter le mélange lentement dans le premier bol. Incorporer le yogourt en mélangeant délicatement.
4. Verser la pâte dans le moule préparé et cuire pendant 35 à 40 minutes.
5. Pendant que le gâteau est encore chaud, badigeonner la liqueur d’amande sur le dessus (si désiré). Laisser refroidir.
6. Dégager le gâteau des parois du moule à charnière et sortir le gâteau. Placer les framboises sur le dessus du gâteau et badigeonner de gelée de pomme fondue. Saupoudrer de sucre à glacer si désiré.
Valeur nutritive par portion
(1/10 du gâteau)
* Calories : 206
* Protéines : 5 g
* Gras total : 7 g
* Gras saturés : 1 g
* Cholestérol : 19 mg
* Glucides : 34 g
* Fibres : 4 g
* Sodium : 127 mg
* Potassium : 270 mg
vendredi 8 octobre 2010
jeudi 11 février 2010
Obscénité musicale
Tendrement t'enlacer et toucher ta corde sensible
Laissez courir mes doigts sur ta peau d'ambre limpide
L'obsession d'un contact privilégié me ronge
Comme hanté par le plus inatteignable songe
Je veux m'emparer de tes clés
Et t'entendre murmurer
Puis crier sans retenue
Jusqu'aux heures les plus perdues
Effleurant chacune de tes terminaisons
Mes mains et ton corps, symbiose absolue
Prends moi par le cou
Je te grifferai la taille
Te ferai chanter jusqu'à ce que tu défailles
Hanches contre hanches sans aucun tabou
Mélodie de l'amour, un point c'est tout
Puis nous chavirerons, saturés d'ultrasons
De notes jouées par notre parfaite union
Et portés par l'arpège du rythme et de la passion
Nous nous remémorerons cette magnifique chanson
Le voilà qui tire à sa fin, ce crescendo de plaisir
Mais dis moi complice de mire
Est-ce que toi aussi tu peux l'ouïr?
Laissez courir mes doigts sur ta peau d'ambre limpide
L'obsession d'un contact privilégié me ronge
Comme hanté par le plus inatteignable songe
Je veux m'emparer de tes clés
Et t'entendre murmurer
Puis crier sans retenue
Jusqu'aux heures les plus perdues
Effleurant chacune de tes terminaisons
Mes mains et ton corps, symbiose absolue
Prends moi par le cou
Je te grifferai la taille
Te ferai chanter jusqu'à ce que tu défailles
Hanches contre hanches sans aucun tabou
Mélodie de l'amour, un point c'est tout
Puis nous chavirerons, saturés d'ultrasons
De notes jouées par notre parfaite union
Et portés par l'arpège du rythme et de la passion
Nous nous remémorerons cette magnifique chanson
Le voilà qui tire à sa fin, ce crescendo de plaisir
Mais dis moi complice de mire
Est-ce que toi aussi tu peux l'ouïr?
dimanche 17 mai 2009
Perdue
Je suis tannée de pleurer...tellement tannée...
Je comprends pas pourquoi. Tout le monde semble tanné de moi, tout le monde me rage dessus...je me sens noyée pis incapable de respirer...
Mes désirs pis mes rêves s'éloignent...j'ai l'impression d'étouffer...suis-je normale dans mes besoins ou si je suis vraiment fuckée?
J'essaye de parler mais rien sort...ou si ça sort c'est tout le temps tout croche...je parle tu si mal que ça pour mettre le monde en calvaire de même?
J'ai pu d'énergie à force d'essayer pis de penser...c'est tu moi le problème? J'ai pu le temps de souffler, pu le goût de rester...
Je me sens désorientée, c'est comme si j'avais pu rien pour m'appuyer...
Pourquoi j'ai pu de mentor quand j'en suis au moment de ma vie ou j'en aurais le plus de besoin?
J'espère que je vais trouver le piton off...pour arrêter de brailler pis pour reprendre le dessus sur moi...pour avoir une boussole pour me dire ou je m'en vas...
Espérons que j'y arriverai avant de me dessécher...
Osti faites de quoi quelqu'un!
Je comprends pas pourquoi. Tout le monde semble tanné de moi, tout le monde me rage dessus...je me sens noyée pis incapable de respirer...
Mes désirs pis mes rêves s'éloignent...j'ai l'impression d'étouffer...suis-je normale dans mes besoins ou si je suis vraiment fuckée?
J'essaye de parler mais rien sort...ou si ça sort c'est tout le temps tout croche...je parle tu si mal que ça pour mettre le monde en calvaire de même?
J'ai pu d'énergie à force d'essayer pis de penser...c'est tu moi le problème? J'ai pu le temps de souffler, pu le goût de rester...
Je me sens désorientée, c'est comme si j'avais pu rien pour m'appuyer...
Pourquoi j'ai pu de mentor quand j'en suis au moment de ma vie ou j'en aurais le plus de besoin?
J'espère que je vais trouver le piton off...pour arrêter de brailler pis pour reprendre le dessus sur moi...pour avoir une boussole pour me dire ou je m'en vas...
Espérons que j'y arriverai avant de me dessécher...
Osti faites de quoi quelqu'un!
lundi 27 avril 2009
Confidence à un coeur lourd
Mon ami, toi dont j'ai pu sentir toute la tendresse d'un coeur qui aime, saches que ce n'est pas un hasard si nos chemins ce sont croisés. Mon fin museau a su sentir ta présence, comme un ange qui ne s'efface jamais complètement de son quotidien. Bien que j'ai un compagnon qui partage ma vie, ta gentillesse et ta sincérité m'a touchée et je me suis sentie rajeunir l'espace d'une déclaration. Je suis bien contente que tu es osé révélé les mots qui criaient pour sortir de ta bouche. Saches une chose bien importante dans la vie. Parler, c'est souvent difficile, mais on se sent toujours bien de l'avoir fait. Ne rien dire c'est continuer d'accumuler le poids de nos propres émotions que l'on porte sur nos épaules. La peur du jugement ne devrait en aucun cas
Ne gardes pas le silence, ouvrir ton coeur c'est t'épanouir et ouvrir ton esprit vers un toi meilleur...
Ne gardes pas le silence, ouvrir ton coeur c'est t'épanouir et ouvrir ton esprit vers un toi meilleur...
mardi 24 mars 2009
Écriture automatique
Pars, pars très loin et court dehors
Reviens, reviens et serre moi fort
Pars mais ne me quitte pas je t'en prie
La chaleur me manque en cette nuit
Solitaire au milieu d'un torrent de pluie
Je compte les grains de sable qui coulent
Et les gouttes d'eau sur ma fenêtre froide
Je regarde tes yeux dans le vide
Et ce mur si blanc si pur et pourtant
Si vide et si absent
Je veux être à la hauteur
À la hauteur de toi et du monde
À la hauteur de moi
Mais pourquoi est-ce si ingrat
Pourquoi le silence me tient-il la bouche
Je m'étouffe dans la bile de mes propres mots
Les passes temps autour de moi s'embourbent
Les papiers se chiffonnent et ma tête est lourde
Creusée par les nuits sans fermer les paupières
Mon coeur se fend, mon coeur se fend
Au pied de mes prières silencieuses je m'étends
Et j'espère
Je ne veux que du bonheur
Mais quand donc trouverai-je une aire de repos
Pourrai-je un jour sans crainte
Repartir à nouveau?
Reviens, reviens et serre moi fort
Pars mais ne me quitte pas je t'en prie
La chaleur me manque en cette nuit
Solitaire au milieu d'un torrent de pluie
Je compte les grains de sable qui coulent
Et les gouttes d'eau sur ma fenêtre froide
Je regarde tes yeux dans le vide
Et ce mur si blanc si pur et pourtant
Si vide et si absent
Je veux être à la hauteur
À la hauteur de toi et du monde
À la hauteur de moi
Mais pourquoi est-ce si ingrat
Pourquoi le silence me tient-il la bouche
Je m'étouffe dans la bile de mes propres mots
Les passes temps autour de moi s'embourbent
Les papiers se chiffonnent et ma tête est lourde
Creusée par les nuits sans fermer les paupières
Mon coeur se fend, mon coeur se fend
Au pied de mes prières silencieuses je m'étends
Et j'espère
Je ne veux que du bonheur
Mais quand donc trouverai-je une aire de repos
Pourrai-je un jour sans crainte
Repartir à nouveau?
lundi 9 mars 2009
Lettre de poesie
Salut Simon, ça fait un bail qu’on ne s’est pas écrit! Tu m’avais conseillé le livre Lettres à un jeune poète de Rilke ainsi que Regards et jeux dans l’espace de St-Denys Garneau. J’ai justement eu l’occasion de les lire dans le cadre de mon cours de poésie et ça m’a fait pensé à toi. Je les ai dévorés avec intérêt et je comprends maintenant pourquoi tu leurs trouvait tant de similarités. Dans les deux ouvrages, nous décelons l’essence même de la poésie qui réside dans les réflexions profondes de ses compositeurs. Les poèmes sont tantôt des émotions couchées sur papier, tantôt des réflexions sur la littérature et ses limites. Les deux auteurs semblent vouloir nous exprimer tous deux les origines de la poésie et les sources principales qui abreuvent ses créateurs. Rilke par exemple dans son livre, nous expose d’une certaine façon sa vie, en partant de l’innocente jeunesse heureuse pour finalement clore avec la sombre vieillesse. St-Denys Garneau quant à lui, cherche à voir plus clair pour définir ce qu’est la poésie et se heurte à un échec. Les deux auteurs semblent nous faire nous questionner à savoir si la poésie peut changer des choses dans le monde. Ce sont là deux ouvrages qui m’ont grandement fait réfléchir.
Dans Lettres à un jeune poète, Rilke nous exprime ses hauts et ses bas en tant que poète. Il parle de son vécu mais également de ses questionnements sur l’acte littéraire. Il maintient que le créateur doit fouiller dans son être, explorer son intérieur pour en extirper les plus grands secrets. Ses émotions sont en quelque sorte, la matière première qu’il doit utiliser pour façonner ses œuvres et l’ordinaire de la vie du poète est une de ses principales sources d’inspiration. « Si votre quotidien vous parait pauvre, ne l’accusez pas ; accusez vous vous-même, dites vous que vous n’êtes pas assez poète pour en évoquer les richesses ; car pour celui qui crée il n’y a pas de pauvreté, ni de lieu pauvre, indifférent. » Ses techniques vont même au-delà des règles traditionnelles de la poésie puisqu’il préfère sortir des sentiers battus. Les cadres selon lui, empêcherait de donner naissance à l’authenticité de la vraie poésie. Aussi, Rilke prône la solitude comme outil de création. C’est d’ailleurs là, le thème le plus courant de son livre. « La solitude est essentielle à la création et à la connaissance de soi. Elle constitue l’essentiel de l’enseignement ». Sans la création, l’auteur ne pourrait pas voyager au plus profond de son être, donc cela fausserait la qualité de ce qu’il écrit. Rilke insiste également sur le fait qu’un poète ne peut pas créer sans souffrance. La citation « Qu’une chose soit difficile doit être pour nous une raison supplémentaire de l’accomplir.» vient appuyer ses dires sur sa façon de percevoir l’art littéraire.
Dans l’œuvre Regards et jeux dans l’espace, l’auteur décrit l’évolution d’un humain à travers ses poèmes qui passent de l’enfance à l’âge adulte. Les titres sont très évocateurs, passant de naïf comme «L’aquarelle» jusqu’à beaucoup plus accablé comme «Le diable pour ma damnation». En effet, on peut facilement déduire par les poèmes de ce livre, l’idéalisation qu’on a du monde lors de l’enfance et qui se dégrade un peu plus à chaque pas qu’il fait vers l’âge adulte. Des poèmes ressortent des extrêmes comme «Est il rien de meilleur pour vous que de chanter les champs, Et vous les arbres transparents, Les feuilles, Et pour ne pas cacher la moindre des lumières, Que l’aquarelle cette claire, Claire tulle ce voile clair sur le papier.» Les mots semblent simples à première vue mais s’avère en réalité très recherchés pour être imagés et enfantins. L’autre extrême nous montre des poèmes plus sombres comme le montre l’extrait ; «Cette soif qui noya Ève, notre mère, Dans le pécher. Juste à peine pour entrevoir, La fascination de la nuit La splendeur du jour éternel, L’étonnante réalité.» L’auteur veut nous dépeindre ici une triste réalité qui nous pousse à devenir plus terre à terre en vieillissant. Peut-être nous invite-il aussi par cette œuvre, à garder notre cœur d’enfant? Quoi qu’il en soit, ses poèmes en apparence simples mais en réalité recherchés dans ses images, m’ont beaucoup touchée. C’est une quête d’identité qui nous mène à voir à quel point l’homme est fragile à l’influence extérieure. On peut d’ailleurs sentir le doute tout au long du livre et de ses poèmes qui sont toujours un peu plus teintés par quelque chose d’un peu plus gris. Cela se termine d’ailleurs par un échec de celui qui cherchait tout simplement à voir plus clair.
Dans les deux cas, les auteurs bannissent le traditionalisme, ce qui fait d’eux des poètes modernes. Ils privilégient tous les deux le travail expérimental, c’est à dire sans réellement se soucier de la forme et des normes de la poésie habituelle. Sans la poésie, les deux auteurs affirment qu’ils ne pourraient pas être heureux, voir carrément pas vivre sans. Sinon les thèmes des deux auteurs sont sensiblement les mêmes, parlant d’amour, de jeunesse, d’enfance et de nature. Ils mettent aussi l’accent sur la solitude et la recherche de soi qui est selon eux la clé pour parfaire leur art. Rilke écrit plutôt en proses tandis que St-Denys lui utilise les vers libres. Dans les deux cas, nous avons affaire à des méthodes qui soutiennent le modernisme des auteurs.
Rilke est un auteur qui privilégie la recherche de soi pour créer des œuvres authentiques et reste un passionné qui maintient que lorsqu’on est un véritable poète, on ne peut vivre sans la poésie. St-Denys quand à lui reste en quête de la vraie poésie et de son sens profond. C’est pourquoi il passera par des chemins hors des sentiers battus pour parvenir à définir son propre style de poésie. Ses deux poètes ont sur laisser leur marques dans les archives les plus lues de notre passé littéraire et je pense bien qu’ils auront influencés à bien les créateurs qui aujourd’hui, ont un éventail de possibilités pour écrire. Merci beaucoup de m’avoir conseillé ces deux livres!
-Sabrina Cloutier-
Dans Lettres à un jeune poète, Rilke nous exprime ses hauts et ses bas en tant que poète. Il parle de son vécu mais également de ses questionnements sur l’acte littéraire. Il maintient que le créateur doit fouiller dans son être, explorer son intérieur pour en extirper les plus grands secrets. Ses émotions sont en quelque sorte, la matière première qu’il doit utiliser pour façonner ses œuvres et l’ordinaire de la vie du poète est une de ses principales sources d’inspiration. « Si votre quotidien vous parait pauvre, ne l’accusez pas ; accusez vous vous-même, dites vous que vous n’êtes pas assez poète pour en évoquer les richesses ; car pour celui qui crée il n’y a pas de pauvreté, ni de lieu pauvre, indifférent. » Ses techniques vont même au-delà des règles traditionnelles de la poésie puisqu’il préfère sortir des sentiers battus. Les cadres selon lui, empêcherait de donner naissance à l’authenticité de la vraie poésie. Aussi, Rilke prône la solitude comme outil de création. C’est d’ailleurs là, le thème le plus courant de son livre. « La solitude est essentielle à la création et à la connaissance de soi. Elle constitue l’essentiel de l’enseignement ». Sans la création, l’auteur ne pourrait pas voyager au plus profond de son être, donc cela fausserait la qualité de ce qu’il écrit. Rilke insiste également sur le fait qu’un poète ne peut pas créer sans souffrance. La citation « Qu’une chose soit difficile doit être pour nous une raison supplémentaire de l’accomplir.» vient appuyer ses dires sur sa façon de percevoir l’art littéraire.
Dans l’œuvre Regards et jeux dans l’espace, l’auteur décrit l’évolution d’un humain à travers ses poèmes qui passent de l’enfance à l’âge adulte. Les titres sont très évocateurs, passant de naïf comme «L’aquarelle» jusqu’à beaucoup plus accablé comme «Le diable pour ma damnation». En effet, on peut facilement déduire par les poèmes de ce livre, l’idéalisation qu’on a du monde lors de l’enfance et qui se dégrade un peu plus à chaque pas qu’il fait vers l’âge adulte. Des poèmes ressortent des extrêmes comme «Est il rien de meilleur pour vous que de chanter les champs, Et vous les arbres transparents, Les feuilles, Et pour ne pas cacher la moindre des lumières, Que l’aquarelle cette claire, Claire tulle ce voile clair sur le papier.» Les mots semblent simples à première vue mais s’avère en réalité très recherchés pour être imagés et enfantins. L’autre extrême nous montre des poèmes plus sombres comme le montre l’extrait ; «Cette soif qui noya Ève, notre mère, Dans le pécher. Juste à peine pour entrevoir, La fascination de la nuit La splendeur du jour éternel, L’étonnante réalité.» L’auteur veut nous dépeindre ici une triste réalité qui nous pousse à devenir plus terre à terre en vieillissant. Peut-être nous invite-il aussi par cette œuvre, à garder notre cœur d’enfant? Quoi qu’il en soit, ses poèmes en apparence simples mais en réalité recherchés dans ses images, m’ont beaucoup touchée. C’est une quête d’identité qui nous mène à voir à quel point l’homme est fragile à l’influence extérieure. On peut d’ailleurs sentir le doute tout au long du livre et de ses poèmes qui sont toujours un peu plus teintés par quelque chose d’un peu plus gris. Cela se termine d’ailleurs par un échec de celui qui cherchait tout simplement à voir plus clair.
Dans les deux cas, les auteurs bannissent le traditionalisme, ce qui fait d’eux des poètes modernes. Ils privilégient tous les deux le travail expérimental, c’est à dire sans réellement se soucier de la forme et des normes de la poésie habituelle. Sans la poésie, les deux auteurs affirment qu’ils ne pourraient pas être heureux, voir carrément pas vivre sans. Sinon les thèmes des deux auteurs sont sensiblement les mêmes, parlant d’amour, de jeunesse, d’enfance et de nature. Ils mettent aussi l’accent sur la solitude et la recherche de soi qui est selon eux la clé pour parfaire leur art. Rilke écrit plutôt en proses tandis que St-Denys lui utilise les vers libres. Dans les deux cas, nous avons affaire à des méthodes qui soutiennent le modernisme des auteurs.
Rilke est un auteur qui privilégie la recherche de soi pour créer des œuvres authentiques et reste un passionné qui maintient que lorsqu’on est un véritable poète, on ne peut vivre sans la poésie. St-Denys quand à lui reste en quête de la vraie poésie et de son sens profond. C’est pourquoi il passera par des chemins hors des sentiers battus pour parvenir à définir son propre style de poésie. Ses deux poètes ont sur laisser leur marques dans les archives les plus lues de notre passé littéraire et je pense bien qu’ils auront influencés à bien les créateurs qui aujourd’hui, ont un éventail de possibilités pour écrire. Merci beaucoup de m’avoir conseillé ces deux livres!
-Sabrina Cloutier-
lundi 19 janvier 2009
Mise au point (parfois ça fait du bien)
Me voilà toujours dans mes montagnes russes, ça commence à me faire sérieusement suer. Au moins je réalise que j'ai enfin mis le doigt sur le bobo....en fait les bobos parce que c'est une accumulation d'événements que j'ai du mal à accepter qui me font sentir que 2008 n'est pas fini. Premièrement, je suis trop sensible. Si on avait récolté mes larmes et qu'on les avaient filtrées et shipés en Afrique, je suis convaincue que j'aurais pu abreuver toute la population du tier monde. Mais j'ai toujours été comme ça, ça fait partie de moi mais je pense que je ne l'accepterai jamais. C'est peut-être en partie ce qui rend mes up and down pires...pleurer parce que ça me fâche de pleurer...loll! Tout le monde qui me connait bien a du me voir pleurer une fois, pour moi c'est un peu une façon de faire sortir la pression quand je vis de la colère ou de la déception. Et Dieu sait que j'ai du mal à me revirer de bord quand je vis quelque chose qui me déçoit, c'est pas évident surtout que souvent la vie fait en sorte de m'en accumuler une pelletée pour être sure que je ne sache plus quoi faire avec.
Sinon je suis une insécure finie. J'ai vécu des choses plates, tout le monde le sait et on dirait que les conneries qu'on m'a fait m'ont laissées des marques qui font que j'ai peur de m'attacher ou d'être trop heureuse, de crainte de me voir trahie et jettée à terre de nouveau. Je me suis rendue compte dernièrement que mes peurs faisaient que j'agissais avec de moins en moins de maturité. En situation de perte de contrôle, la logique s'évapore et mes crises de panique redoubles, je me retrouve alors en fâcheuse position, à ne plus savoir ou me mettre et à pleurer comme une enfant. J'ai tellement honte desfois de ne pas arriver à maîtriser mes crises de larmes! Ça donne un assez beau résultat auprès des gens qui me voient aller, les pauvres je les comprends de ne pas savoir quoi faire avec moi, je ne sais même pas moi-même! En fait, je crois que le mieux à faire est de continuer d'essayer de ne pas ravaler mes mots, mécanisme de défense que j'ai trop tendance à faire par peur du jugement des autres. C'est sans doute ce qui fait que j'ai l'impression de marcher sur des oeufs quand je parle aux gens proches de moi, j'ai tellement la frousse d'avoir des différents...en tout les cas ça ne doit pas plus m'aider à m'exprimer, ça c'est certain!
Sinon je remets beaucoup de mes valeurs en question. Quand on souhaite sauver le monde mais qu'après maintes trahisons et déceptions on se rend compte que notre vision des autres était erronée, que les gens ne sont pour la plupart que des individualistes, qu'il y a des manipulateurs partout et qu'on ne pourra pas les changer, ça fait un petit pincement au coeur. J'avais l'impression d'avoir une passoire anti-mauvaises personnes infaillibles mais ce n'est pas le cas parce qu'elle ne filtrera jamais les hypocrites. J'ai du faire beaucoup de ménage dans mon cercle d'amis et revoir mes priorités, parce qu'il y a beaucoup de personnes qui m'ont fait du mal ou qui sont restées près de moi pour ce que je pouvais leur apporter et non pour qui j'étais et ça, c'est plutôt douloureux à apprendre. J'ai appris à mes dépends que la curiosité était un vilain défaux...bref, c'est souvent pas cool d'entendre ce que certaines personnes pensent de nous...
Aussi, mes passions m'ont toujours guidées pour me faire du bien mais maintenant on dirait que rien n'est suffisant pour enterrer le vide que je ressens. Je ne danse plus, je ne pratique plus autant le kung-fu qu'avant, je n'écris même plus! C'est comme si j'avais perdue l'envie de faire les choses que j'aime le plus au monde...ça je ne sais pas comment interprêter ça à part en disant que c'est la conséquence de ma déprime. Mais ça ne m'étais jamais arrivée d'être aussi peu productive dans les choses dont je prétends qu'ils me maintiennent en vie...ça va revenir j'imagine...
Bref, je dois faire du changement et travailler avec persévérance. Quand on sait ce qui cloche dans notre vie, on a déjà fait 50% du chemin pour le régler. Et là j'ai ciblée tout ce qui m'empêche d'être épanouie alors watch out! J'ai eu beaucoup de signes récemment dans ma vie qui m'ont souffler de ne pas désespérer. Y'a de la Denise là dessous, je le sens! Malgré mon cercle social qui change, j'ai de bonnes personnes autour de moi et ça, c'est vraiment quelque chose que j'apprécie. Je dois rester forte...
Sinon je suis une insécure finie. J'ai vécu des choses plates, tout le monde le sait et on dirait que les conneries qu'on m'a fait m'ont laissées des marques qui font que j'ai peur de m'attacher ou d'être trop heureuse, de crainte de me voir trahie et jettée à terre de nouveau. Je me suis rendue compte dernièrement que mes peurs faisaient que j'agissais avec de moins en moins de maturité. En situation de perte de contrôle, la logique s'évapore et mes crises de panique redoubles, je me retrouve alors en fâcheuse position, à ne plus savoir ou me mettre et à pleurer comme une enfant. J'ai tellement honte desfois de ne pas arriver à maîtriser mes crises de larmes! Ça donne un assez beau résultat auprès des gens qui me voient aller, les pauvres je les comprends de ne pas savoir quoi faire avec moi, je ne sais même pas moi-même! En fait, je crois que le mieux à faire est de continuer d'essayer de ne pas ravaler mes mots, mécanisme de défense que j'ai trop tendance à faire par peur du jugement des autres. C'est sans doute ce qui fait que j'ai l'impression de marcher sur des oeufs quand je parle aux gens proches de moi, j'ai tellement la frousse d'avoir des différents...en tout les cas ça ne doit pas plus m'aider à m'exprimer, ça c'est certain!
Sinon je remets beaucoup de mes valeurs en question. Quand on souhaite sauver le monde mais qu'après maintes trahisons et déceptions on se rend compte que notre vision des autres était erronée, que les gens ne sont pour la plupart que des individualistes, qu'il y a des manipulateurs partout et qu'on ne pourra pas les changer, ça fait un petit pincement au coeur. J'avais l'impression d'avoir une passoire anti-mauvaises personnes infaillibles mais ce n'est pas le cas parce qu'elle ne filtrera jamais les hypocrites. J'ai du faire beaucoup de ménage dans mon cercle d'amis et revoir mes priorités, parce qu'il y a beaucoup de personnes qui m'ont fait du mal ou qui sont restées près de moi pour ce que je pouvais leur apporter et non pour qui j'étais et ça, c'est plutôt douloureux à apprendre. J'ai appris à mes dépends que la curiosité était un vilain défaux...bref, c'est souvent pas cool d'entendre ce que certaines personnes pensent de nous...
Aussi, mes passions m'ont toujours guidées pour me faire du bien mais maintenant on dirait que rien n'est suffisant pour enterrer le vide que je ressens. Je ne danse plus, je ne pratique plus autant le kung-fu qu'avant, je n'écris même plus! C'est comme si j'avais perdue l'envie de faire les choses que j'aime le plus au monde...ça je ne sais pas comment interprêter ça à part en disant que c'est la conséquence de ma déprime. Mais ça ne m'étais jamais arrivée d'être aussi peu productive dans les choses dont je prétends qu'ils me maintiennent en vie...ça va revenir j'imagine...
Bref, je dois faire du changement et travailler avec persévérance. Quand on sait ce qui cloche dans notre vie, on a déjà fait 50% du chemin pour le régler. Et là j'ai ciblée tout ce qui m'empêche d'être épanouie alors watch out! J'ai eu beaucoup de signes récemment dans ma vie qui m'ont souffler de ne pas désespérer. Y'a de la Denise là dessous, je le sens! Malgré mon cercle social qui change, j'ai de bonnes personnes autour de moi et ça, c'est vraiment quelque chose que j'apprécie. Je dois rester forte...
dimanche 21 décembre 2008
Silence!
-Chut! Mais cesse de pleurer! On va encore t'entendre! C'est ce que tu veux, alerter tout le monde? Tu es ridicule...toi qui souhaite plus que tout être heureuse, tu te donnes des misères! Où est passée la femme que tous croyaient forte? Tu perds tes moyens et tu deviens ce que tu détestes le plus...une vraie loque...tu veux vraiment que j'te quitte? Si les gens avaient étés là hier, tu crois qu'ils auraient étés fiers de toi? Ils auraient eu peur! Franchement...tu me fais pitié...si je reste c'est bien parce que quelqu'un doit faire le boulot...et ça l'air que c'est moi qui écope...soit...
-Tu sais ce qui fais suer et qui me rend aussi triste? C'est que j'ai passé ma vie à me battre pour les gens...à les sauver pour me rendre compte qu'ils ne me rendront jamais la pareille. Quand tu prends le rôle d'un super héros personne ne sera jamais là quand tu auras besoin à ton tour d'être sauvée. Oh j'ai bien quelques personnes qui sont là pour me donner une tape sur l'épaule mais...au fond je reste seule en bout de ligne...quand je dis que j'ai besoin d'aide et que je suis triste, tous se disent "ah une mauvaise passe sans doute..." et je ne suis pas prise au sérieux...
Je rêve d'attentions, de gestes doux et de chansons, de lettres tendres et de musique...mais je devrai apprendre à être égoiste si je veux un jour pouvoir être heureuse...
Désapprendre tout pour devenir ce que je déteste...une égoiste...
Pourquoi n'ai-je pas de héros moi aussi?
-Tu sais ce qui fais suer et qui me rend aussi triste? C'est que j'ai passé ma vie à me battre pour les gens...à les sauver pour me rendre compte qu'ils ne me rendront jamais la pareille. Quand tu prends le rôle d'un super héros personne ne sera jamais là quand tu auras besoin à ton tour d'être sauvée. Oh j'ai bien quelques personnes qui sont là pour me donner une tape sur l'épaule mais...au fond je reste seule en bout de ligne...quand je dis que j'ai besoin d'aide et que je suis triste, tous se disent "ah une mauvaise passe sans doute..." et je ne suis pas prise au sérieux...
Je rêve d'attentions, de gestes doux et de chansons, de lettres tendres et de musique...mais je devrai apprendre à être égoiste si je veux un jour pouvoir être heureuse...
Désapprendre tout pour devenir ce que je déteste...une égoiste...
Pourquoi n'ai-je pas de héros moi aussi?
jeudi 18 décembre 2008
Grasse matinée quand tu nous tiens
Mains qui s'enlacent au coeur de la volupté
Doux murmures qui s'éparpillent sur le rose tiède
L'azur cristallin qui scrute chaque détail au loin
La soie au coin des lèvres et le coeur en satin
Musical duo, sous-entendu
Chuchotement des interprètes
La complicité en est le refrain
Soif de finir enseveli de tendresse
Un complément du soir jusqu'au matin
Se laisser mourir un peu sous les caresses
Comme si les rêves n'avaient jamais de fin
Doux murmures qui s'éparpillent sur le rose tiède
L'azur cristallin qui scrute chaque détail au loin
La soie au coin des lèvres et le coeur en satin
Musical duo, sous-entendu
Chuchotement des interprètes
La complicité en est le refrain
Soif de finir enseveli de tendresse
Un complément du soir jusqu'au matin
Se laisser mourir un peu sous les caresses
Comme si les rêves n'avaient jamais de fin
dimanche 30 novembre 2008
Coeur vide
Je perds le sens des conversations
La noirceur m'étourdis
Les mots me mordent au sang
Je cries dans mon silence d'aimer
J'étouffe dans mon propre corps
Je me sens vide dans la foule
Et vide en moi-même
Je me tourne le dos
Je m'éparpille et me perds
Mais vers où me diriger?
La noirceur m'étourdis
Les mots me mordent au sang
Je cries dans mon silence d'aimer
J'étouffe dans mon propre corps
Je me sens vide dans la foule
Et vide en moi-même
Je me tourne le dos
Je m'éparpille et me perds
Mais vers où me diriger?
mercredi 26 novembre 2008
Au dessus de tout
Vous avez tord!
Écoutez moi!
Je ne prétends point car je suis!
Oui je suis l'incompris!
Vous ne comprenez pas!
Qui je suis, vous n'écoutez rien
De ce que je vous dis!
Écoutez moi!
Je ne prétends point car je suis!
Oui je suis l'incompris!
Vous ne comprenez pas!
Qui je suis, vous n'écoutez rien
De ce que je vous dis!
samedi 22 novembre 2008
Fragile
Mot qu'à tout vent on me clame
Mot qui me veut faiblesse
Mot qui veut justifier mes larmes
Mot qui ment et qui m'agresse
Je ne suis pas une porcelaine
J'ai vaincu et je combats toujours
Je ne suis pas une porcelaine
Je ne me romps pas si facilement
Je ne suis pas une porcelaine
Je suis bien haute dans ma tour
Je ne suis pas une porcelaine
Je suis rigide et j'en fais serment
Mot qui chaque fois me crame
Mot qui me veut traitresse
Mot qui veut que je dépose les armes
Mot qui est faux et que je déteste...
Mot qui me veut faiblesse
Mot qui veut justifier mes larmes
Mot qui ment et qui m'agresse
Je ne suis pas une porcelaine
J'ai vaincu et je combats toujours
Je ne suis pas une porcelaine
Je ne me romps pas si facilement
Je ne suis pas une porcelaine
Je suis bien haute dans ma tour
Je ne suis pas une porcelaine
Je suis rigide et j'en fais serment
Mot qui chaque fois me crame
Mot qui me veut traitresse
Mot qui veut que je dépose les armes
Mot qui est faux et que je déteste...
mercredi 12 novembre 2008
Un soir je regardais le ciel
Le soir était beau dehors tandis que l’aurore arrivait. Le soleil éclatait de ses couleurs chaudes sur la ville tandis que ma compagne et moi marchions doucement dans la rue. J’étais alors absent tandis qu’elle me fixait intensément, d’un regard qui reprochait quelques peu. C’est alors qu’elle brisa le silence en parlant de sa douce voix, le sourire aux lèvres ;
« -Te voilà encore une fois à rêver, les yeux perdus dans l’horizon. Le soleil a conquis ton regard et m’a enlevé à toi. À quoi penses-tu donc pour être si loin de moi? Contemple la couleur de mes yeux plutôt que celle du ciel! Lui est si grand que tu t’y perds avec aise, quelles réflexions ma foi, bouillonnent dans ton esprit pour l’occuper de la sorte? »
Elle s’arrêta un moment, songeuse à son tour mais pas du même ciel. Puis elle s’éclaircie la voix et repris avec timidité.
« -Il me faut te faire une confidence. Je te trouve tellement absent! J’aimerais mieux comprendre ce qui te rend aussi lointain. Si seulement il pouvait t’être possible d’imaginer tous ces papillons qui volent dans mon estomac avec joie lorsque mes pensées frivoles t’ont pour modèle! Aimer est quelque chose de tellement puissant, cela illumine les cœurs, et même les jours les plus gris nous fascinent. Rien n’est hors de notre portée, tout est surmontable! Et on jurerait qu’avant cela, nous n’avions goûté à rien, rien qui ne valle la peine d’être vécu.
Je conçois qu’il existe mille et unes merveilles dans ce monde. Mais de tout ce qui nous entoure, de tout ce que nous vivons, n’y a-t-il pas rien de plus fort qu’aimer? Quoi de plus doux que de s’étreindre, s’embrasser et profiter de chaque minute passée avec l’être aimé? C’est cet être qui nous complète qui illumine nos journées et nous fait sentir unique au monde.
Dieu a créé l’homme à son image, Dieu est amour alors ne sommes nous pas même l’essence d’aimer? N’est-ce pas là la chose la plus essentielle au monde d’ailleurs? L’amour est si grand qu’il dépasse tous les mots, toutes les merveilles, il est indestructible! Ouvres tes yeux et tu découvriras à quel point ce sentiment est grand, à quel point il dirige toute la beauté de ce monde. L’amour est à la source même du bonheur, il nous permets de découvrir avec de nouveaux yeux, sentir les choses, rêver et comprendre toute chose avec beaucoup plus de profondeur, cela nous aide à ouvrir notre esprit.
J’ai envie de chanter et de danser! Allez amour, viens profiter de la présence de celle qui t’aime! Écoutes cette voix qui te chante de belles vérités et suis-moi dans ce moment de paix. »
Je l’avais écoutée, ma douce moitié, plongée intensément dans son discours d’amour. On aurait dit un ange qui chantait les éloges de Dieu. J’aurais aimé réaliser alors tout le bien que je possédais. Car elle avait raison de ses paroles blanches. Sans l’amour nous ne sommes rien.
« -Te voilà encore une fois à rêver, les yeux perdus dans l’horizon. Le soleil a conquis ton regard et m’a enlevé à toi. À quoi penses-tu donc pour être si loin de moi? Contemple la couleur de mes yeux plutôt que celle du ciel! Lui est si grand que tu t’y perds avec aise, quelles réflexions ma foi, bouillonnent dans ton esprit pour l’occuper de la sorte? »
Elle s’arrêta un moment, songeuse à son tour mais pas du même ciel. Puis elle s’éclaircie la voix et repris avec timidité.
« -Il me faut te faire une confidence. Je te trouve tellement absent! J’aimerais mieux comprendre ce qui te rend aussi lointain. Si seulement il pouvait t’être possible d’imaginer tous ces papillons qui volent dans mon estomac avec joie lorsque mes pensées frivoles t’ont pour modèle! Aimer est quelque chose de tellement puissant, cela illumine les cœurs, et même les jours les plus gris nous fascinent. Rien n’est hors de notre portée, tout est surmontable! Et on jurerait qu’avant cela, nous n’avions goûté à rien, rien qui ne valle la peine d’être vécu.
Je conçois qu’il existe mille et unes merveilles dans ce monde. Mais de tout ce qui nous entoure, de tout ce que nous vivons, n’y a-t-il pas rien de plus fort qu’aimer? Quoi de plus doux que de s’étreindre, s’embrasser et profiter de chaque minute passée avec l’être aimé? C’est cet être qui nous complète qui illumine nos journées et nous fait sentir unique au monde.
Dieu a créé l’homme à son image, Dieu est amour alors ne sommes nous pas même l’essence d’aimer? N’est-ce pas là la chose la plus essentielle au monde d’ailleurs? L’amour est si grand qu’il dépasse tous les mots, toutes les merveilles, il est indestructible! Ouvres tes yeux et tu découvriras à quel point ce sentiment est grand, à quel point il dirige toute la beauté de ce monde. L’amour est à la source même du bonheur, il nous permets de découvrir avec de nouveaux yeux, sentir les choses, rêver et comprendre toute chose avec beaucoup plus de profondeur, cela nous aide à ouvrir notre esprit.
J’ai envie de chanter et de danser! Allez amour, viens profiter de la présence de celle qui t’aime! Écoutes cette voix qui te chante de belles vérités et suis-moi dans ce moment de paix. »
Je l’avais écoutée, ma douce moitié, plongée intensément dans son discours d’amour. On aurait dit un ange qui chantait les éloges de Dieu. J’aurais aimé réaliser alors tout le bien que je possédais. Car elle avait raison de ses paroles blanches. Sans l’amour nous ne sommes rien.
lundi 27 octobre 2008
On appelle ça le destin...
Quand je suis allée à la clinique médicale aujourd'hui pour faire signer des papiers à mon médecin, j'ai revue une fille avec qui j'ai passé une partie de mon primaire et de mon secondaire. Le genre de peste qu'on se rappelle toute notre vie tellement elle a su être méchante avec tout le monde. Je pense même que cette fille est celle qui m'a rendue la vie le plus dur à l'école vraiment, toujours sur mon cas!
Tout ça pour dire que je l'ai revue, à la clinique...avec un nouveau né dans les bras. Je n'en revenais pas...
Elle porte toujours ses talons aiguilles et est toujours aussi atriquée qu'elle l'était avant. En fait, elle n'a pas changé d'un poil, ou presque. La seule chose que j'ai vu de différent sur elle, c'est son regard quand nos yeux se sont croisés...un regard qui en disait long...
Je l'avais revue dans l'autobus il y a des mois...quand je l'ai écouté parler, par curiosité, je me suis rendue compte qu'elle était toujours aussi bitch qu'avant...j'imagine que son rôle de nouvelle mère va l'assagir...
C'est fou la vie desfois. Tu fais plein de marde et tu t'en sors toujours, puis PAF! La vie se charge de te faire payer tes comptes. Et tu payes la note plein prix. Je pense qu'elle va grandir avec ce qui l'attend et je lui souhaite qu'elle se porte bien et qu'elle apprenne...
Ma grande-tante avait raison...la vie se charge de te faire comprendre...et moins tu seras à l'écoute, plus les obstacles seront grands...
Tout ça pour dire que je l'ai revue, à la clinique...avec un nouveau né dans les bras. Je n'en revenais pas...
Elle porte toujours ses talons aiguilles et est toujours aussi atriquée qu'elle l'était avant. En fait, elle n'a pas changé d'un poil, ou presque. La seule chose que j'ai vu de différent sur elle, c'est son regard quand nos yeux se sont croisés...un regard qui en disait long...
Je l'avais revue dans l'autobus il y a des mois...quand je l'ai écouté parler, par curiosité, je me suis rendue compte qu'elle était toujours aussi bitch qu'avant...j'imagine que son rôle de nouvelle mère va l'assagir...
C'est fou la vie desfois. Tu fais plein de marde et tu t'en sors toujours, puis PAF! La vie se charge de te faire payer tes comptes. Et tu payes la note plein prix. Je pense qu'elle va grandir avec ce qui l'attend et je lui souhaite qu'elle se porte bien et qu'elle apprenne...
Ma grande-tante avait raison...la vie se charge de te faire comprendre...et moins tu seras à l'écoute, plus les obstacles seront grands...
jeudi 23 octobre 2008
Un gros dilème
Récemment, on m'a confié un très lourd secret. Un secret d'infidélité. Je suis contente qu'on me fasse confiance à ce point même si tromper va contre mes valeurs. C'est difficile de porter ce genre de secret, parce qu'on se sent coupable à son tour de ne pas informer la personne concernée...mais en bonne tombe je ne peux pas rompre ma promesse...
Si j'étais victime dans cette histoire, j'aimerais vraiment qu'on m'en informe, qu'on soit honnête et qu'on m'avoue la faute. Même si ça ferait mal, même si j'aurais de la difficulté à pardonner, je serais bien plus clémente de savoir qu'on m'a dit la vérité tandis que si j'advenais qu'à l'apprendre de moi-même, je serais détruite de l'intérieur et ne pourrait probablement jamais m'en remettre.
L'être aimé pour moi n'a qu'une seule parole à respecter ; s'il en venait qu'à songer à me tromper, il devrait me laisser plutôt que de commettre l'acte. En respectant cette entente, jamais je ne pourrais lui en vouloir d'être parti, parce qu'il aura été franc et ne m'aura jamais trahie. Mais bon...moi, c'est moi...
Dans la religion bouddhiste, il y a deux règles. Ne te fais pas mal et ne fais pas mal aux autres. Et si tu commets l'infidélité, tu dois assumer de porter le fardeau sur tes épaules jusqu'à ta mort et ne jamais recommencer un tel acte pour ne pas de déshonorer d'avantage. En ne disant rien, tu t'empêches de faire du mal à l'être aimé et tu assumes donc de porter ce poid sur tes épaules sans accâbler des gens aimés de celui ci.
Je ne suis évidemment pas d'accord avec cette loi pour la simple et bonne raison que je prône l'honnêteté et que je trouve qu'on doit assumer les conséquences de ses actes, au prix de perdre des gens qu'on aime par nos agissements. Mais très peu de gens sont aussi paladins que moi...
Enfin bref, je reste tombe parce que je l'ai promis mais j'espère de tout coeur que cette personne qui a choisit de suivre les bouddhistes tiendra sa promesse, c'est à dire ne plus jamais recommencer...
Arg, pourquoi me choisir moi pour ce genre de secrets! T_T
Si j'étais victime dans cette histoire, j'aimerais vraiment qu'on m'en informe, qu'on soit honnête et qu'on m'avoue la faute. Même si ça ferait mal, même si j'aurais de la difficulté à pardonner, je serais bien plus clémente de savoir qu'on m'a dit la vérité tandis que si j'advenais qu'à l'apprendre de moi-même, je serais détruite de l'intérieur et ne pourrait probablement jamais m'en remettre.
L'être aimé pour moi n'a qu'une seule parole à respecter ; s'il en venait qu'à songer à me tromper, il devrait me laisser plutôt que de commettre l'acte. En respectant cette entente, jamais je ne pourrais lui en vouloir d'être parti, parce qu'il aura été franc et ne m'aura jamais trahie. Mais bon...moi, c'est moi...
Dans la religion bouddhiste, il y a deux règles. Ne te fais pas mal et ne fais pas mal aux autres. Et si tu commets l'infidélité, tu dois assumer de porter le fardeau sur tes épaules jusqu'à ta mort et ne jamais recommencer un tel acte pour ne pas de déshonorer d'avantage. En ne disant rien, tu t'empêches de faire du mal à l'être aimé et tu assumes donc de porter ce poid sur tes épaules sans accâbler des gens aimés de celui ci.
Je ne suis évidemment pas d'accord avec cette loi pour la simple et bonne raison que je prône l'honnêteté et que je trouve qu'on doit assumer les conséquences de ses actes, au prix de perdre des gens qu'on aime par nos agissements. Mais très peu de gens sont aussi paladins que moi...
Enfin bref, je reste tombe parce que je l'ai promis mais j'espère de tout coeur que cette personne qui a choisit de suivre les bouddhistes tiendra sa promesse, c'est à dire ne plus jamais recommencer...
Arg, pourquoi me choisir moi pour ce genre de secrets! T_T
mercredi 22 octobre 2008
Témoignage d'un rescapé
La terre désolée était telle qu'on me l'avait décrite...aussi morte que ses habitants...
Nous étions en patrouille pour aller récupérer des conserves dans un entrepot quand c'est arrivé. Je me souviens qu'il pleuvait des cordes, tant et tellement qu'on avait peine à voir la route sur laquelle notre jeep filait...
Nous sommes arrivés au lieu dit et nous nous sommes séparés, trois qui remplissaient leurs sacs de vivres et moi et mon frère qui montaient la garde à l'extérieur, chacun de notre côté. J'étais nerveux, malgré les entraînements auquels on m'avait habitué, car c'était la toute première fois que je me retrouvais réellement en mission sur le terrain. Nos bottes s'enfonçaient dans la boue, le temps était affreux. Je pouvais distinguer sur le sol, des masses informes de débris de bâtiment et de véhicules abandonnés...peut-être même quelques corps morts aussi mais je n'en étais pas certain. Puis j'ai entendu crier au loin. C'était mes collègues. "Des crawlers! Ils sont tout près! Il va falloir se replier, ils sont en train d'encercler le bâtiment!" les trois patrouilleurs revinrent avec le maximum de vivres qu'ils avaient trouvés. Ils chargèrent le coffre et montèrent dans le jeep alors que je m'apperçu de l'absence de mon frère.
Il ne pouvait pas être bien loin, nous étions à peine à quelques lieux! Je couru et me mis à sa recherche, je devais faire vite car je n'avais pas envie de nuire à mes compagnons qui me criaient de me dépêcher. Quand j'apperçu un corps couché sur le sol se lever d'un bond, je dégainai mon arme pour tirer. Mais une chose auquelle je ne m'attendais pas arriva. Je vis le monstre, et ses yeux luminescents me fixèrent à travers la pluie. Je senti alors mon corps se figer. La créature avança lentement vers moi, comme si elle avait tout le temps du monde et moi, immobile, paniqué, je ne pouvais rien y faire! Je n'arrivais pas à soulever mon fusil, ni à m'enfuir, ni à crier...j'étais littéralement prisonnier de mon propre corps.
Sa peau verdâtre, malade, pendante et garnie de plaies rouges aurait eu de quoi donner la nausée à n'importe qui tant elle était dégoutante. Ses yeux aussi lumineux que des phares de voiture me forçaient pourtant à les regarder. Sa mâchoire croche et béante aux dents pourrient ne semblait pas dérangée de la pluie qui l'assaillait au point presque de la noyer d'eau et de salive. Un zombie, un vrai, ici, maintenant, devant moi. Ce monstre allait me dévorer et j'étais impuissant face à mon propre destin, incapable de me défendre comme si j'avais été changé en statue. Pire encore, je ne pouvais même pas détacher mes yeux de ce regard. Le mort-vivant en lâchant de longues plaintes à glacer le sang dans mes veines, marchait résolument dans ma direction. Un pas...deux pas...dix pas...il était maintenant si près de moi!
Je me souviens qu'il se soit penché vers l'arrière en lâchant un grand cri, la gueule grande ouverte, paré à mordre. Et c'est alors que la tête de mon assaillant vola en éclat, sa cervelle éclaboussant la boue d'une couleur écarlate en un bruit horrible de chair molle. Un coup de magnum avait rompu le charme, mon frère était revenu. Il me pointa du doigt l'air grave.
-Non mais t'es fou de t'aventurer tout seul sans expérience?! Ne JAMAIS regarder ces abominations dans les yeux, tu ne sais pas à quel genre tu as affaire...est-ce clair?
J'aquiéscai machinalement trop abasourdi par ce qui venait de se passer. Ce regard qui m'avait hanté, avait faillit être la dernière image que j'aurais pu voir de ma vie. Je secouai alors la tête pour reprendre mes esprits avant de lui demander ;
-Où tu étais? On t'attendait!
-J'ai trouvé une trousse de premier soin au deuxième étage. Ça pourra nous être utile...
Visiblement habitué de ce genre de situation, jamais mon frère ne fit de cas du fait que la mort m'avait frôlé. Il est comme ça, un vrai militaire! Et nous repartirent en jeep vers la ville, notre mission était accomplie. Mais jamais je n'oublierai ce moment ou j'ai regardé la mort en face...
-Marc-
Nous étions en patrouille pour aller récupérer des conserves dans un entrepot quand c'est arrivé. Je me souviens qu'il pleuvait des cordes, tant et tellement qu'on avait peine à voir la route sur laquelle notre jeep filait...
Nous sommes arrivés au lieu dit et nous nous sommes séparés, trois qui remplissaient leurs sacs de vivres et moi et mon frère qui montaient la garde à l'extérieur, chacun de notre côté. J'étais nerveux, malgré les entraînements auquels on m'avait habitué, car c'était la toute première fois que je me retrouvais réellement en mission sur le terrain. Nos bottes s'enfonçaient dans la boue, le temps était affreux. Je pouvais distinguer sur le sol, des masses informes de débris de bâtiment et de véhicules abandonnés...peut-être même quelques corps morts aussi mais je n'en étais pas certain. Puis j'ai entendu crier au loin. C'était mes collègues. "Des crawlers! Ils sont tout près! Il va falloir se replier, ils sont en train d'encercler le bâtiment!" les trois patrouilleurs revinrent avec le maximum de vivres qu'ils avaient trouvés. Ils chargèrent le coffre et montèrent dans le jeep alors que je m'apperçu de l'absence de mon frère.
Il ne pouvait pas être bien loin, nous étions à peine à quelques lieux! Je couru et me mis à sa recherche, je devais faire vite car je n'avais pas envie de nuire à mes compagnons qui me criaient de me dépêcher. Quand j'apperçu un corps couché sur le sol se lever d'un bond, je dégainai mon arme pour tirer. Mais une chose auquelle je ne m'attendais pas arriva. Je vis le monstre, et ses yeux luminescents me fixèrent à travers la pluie. Je senti alors mon corps se figer. La créature avança lentement vers moi, comme si elle avait tout le temps du monde et moi, immobile, paniqué, je ne pouvais rien y faire! Je n'arrivais pas à soulever mon fusil, ni à m'enfuir, ni à crier...j'étais littéralement prisonnier de mon propre corps.
Sa peau verdâtre, malade, pendante et garnie de plaies rouges aurait eu de quoi donner la nausée à n'importe qui tant elle était dégoutante. Ses yeux aussi lumineux que des phares de voiture me forçaient pourtant à les regarder. Sa mâchoire croche et béante aux dents pourrient ne semblait pas dérangée de la pluie qui l'assaillait au point presque de la noyer d'eau et de salive. Un zombie, un vrai, ici, maintenant, devant moi. Ce monstre allait me dévorer et j'étais impuissant face à mon propre destin, incapable de me défendre comme si j'avais été changé en statue. Pire encore, je ne pouvais même pas détacher mes yeux de ce regard. Le mort-vivant en lâchant de longues plaintes à glacer le sang dans mes veines, marchait résolument dans ma direction. Un pas...deux pas...dix pas...il était maintenant si près de moi!
Je me souviens qu'il se soit penché vers l'arrière en lâchant un grand cri, la gueule grande ouverte, paré à mordre. Et c'est alors que la tête de mon assaillant vola en éclat, sa cervelle éclaboussant la boue d'une couleur écarlate en un bruit horrible de chair molle. Un coup de magnum avait rompu le charme, mon frère était revenu. Il me pointa du doigt l'air grave.
-Non mais t'es fou de t'aventurer tout seul sans expérience?! Ne JAMAIS regarder ces abominations dans les yeux, tu ne sais pas à quel genre tu as affaire...est-ce clair?
J'aquiéscai machinalement trop abasourdi par ce qui venait de se passer. Ce regard qui m'avait hanté, avait faillit être la dernière image que j'aurais pu voir de ma vie. Je secouai alors la tête pour reprendre mes esprits avant de lui demander ;
-Où tu étais? On t'attendait!
-J'ai trouvé une trousse de premier soin au deuxième étage. Ça pourra nous être utile...
Visiblement habitué de ce genre de situation, jamais mon frère ne fit de cas du fait que la mort m'avait frôlé. Il est comme ça, un vrai militaire! Et nous repartirent en jeep vers la ville, notre mission était accomplie. Mais jamais je n'oublierai ce moment ou j'ai regardé la mort en face...
-Marc-
lundi 20 octobre 2008
Soif de burlesque...
La raison pour laquelle j'ai passé trois ans de ma vie en tant que gothique? Je suis une adepte du romantisme...
Le romantisme fait partie intégrale de moi-même. Je ne suis que senti et expériences vécues. Je suis excessive car je respire par le coeur et je vis le présent tel qu'il est, dans toute son intensité sans grain de sel. Je n'y peux rien, j'ai beau essayer de me dompter, l'émotivité me garde aussi instable que le temps. Je suis une rêveuse qui ne demande qu'à être heureuse mais pour cela il me faut ramener les pieds sur terre de temps en temps...pourtant ça n'a tellement rien de tentant...
J'aime la surprise et me meurs de vivre des aventures! Je me surprends à rêver parfois, à des scénarios impossibles. J'aime séduire tout comme j'aimerais être séduite. Les mots doux me manqueraient sur papier, de lire une lettre m'étant adressée, et sourire à ce jour nouveau ou je serai enfin libérée des chaines qui me garde prisonnière de l'ennui. J'aimerais tant que l'on comprenne qui je suis!
Je m'attriste d'un rien et cela me désole. Je me sens faible et incomprise lorsque mes larmes coulent sans raison valable. Mais pleurer n'est qu'une alternative au noeud dans ma gorge qui me pousserait bel et bien à dire ou faire de terribles choses si j'en venais à le dénouer. Je suis hélas, prisonnière de mon propre corps, incapable d'exprimer clairement le pourquoi du comment. Et je lutte sans cesse contre cette prison de chair muette pour parvenir à me dépasser. À quoi bon continuer? Abandonner, c'est le seul moyen d'être assuré de son échec.
Pour moi l'unicité compte. D'ailleurs ce que je vois dans un groupe ce sont des individus uniques. Mes proches font partie de moi et leurs états d'âmes me touche plus que tout. J'assume le fait d'être hypersensible car l'humain me préoccupe beaucoup mais se préoccuperont-ils de moi à mon tour? Je n'ai peut-être pas les bonnes priorités...
Le romantisme fait partie intégrale de moi-même. Je ne suis que senti et expériences vécues. Je suis excessive car je respire par le coeur et je vis le présent tel qu'il est, dans toute son intensité sans grain de sel. Je n'y peux rien, j'ai beau essayer de me dompter, l'émotivité me garde aussi instable que le temps. Je suis une rêveuse qui ne demande qu'à être heureuse mais pour cela il me faut ramener les pieds sur terre de temps en temps...pourtant ça n'a tellement rien de tentant...
J'aime la surprise et me meurs de vivre des aventures! Je me surprends à rêver parfois, à des scénarios impossibles. J'aime séduire tout comme j'aimerais être séduite. Les mots doux me manqueraient sur papier, de lire une lettre m'étant adressée, et sourire à ce jour nouveau ou je serai enfin libérée des chaines qui me garde prisonnière de l'ennui. J'aimerais tant que l'on comprenne qui je suis!
Je m'attriste d'un rien et cela me désole. Je me sens faible et incomprise lorsque mes larmes coulent sans raison valable. Mais pleurer n'est qu'une alternative au noeud dans ma gorge qui me pousserait bel et bien à dire ou faire de terribles choses si j'en venais à le dénouer. Je suis hélas, prisonnière de mon propre corps, incapable d'exprimer clairement le pourquoi du comment. Et je lutte sans cesse contre cette prison de chair muette pour parvenir à me dépasser. À quoi bon continuer? Abandonner, c'est le seul moyen d'être assuré de son échec.
Pour moi l'unicité compte. D'ailleurs ce que je vois dans un groupe ce sont des individus uniques. Mes proches font partie de moi et leurs états d'âmes me touche plus que tout. J'assume le fait d'être hypersensible car l'humain me préoccupe beaucoup mais se préoccuperont-ils de moi à mon tour? Je n'ai peut-être pas les bonnes priorités...
dimanche 19 octobre 2008
Envie de mots doux...
-Que se passe t-il petite fleur?
-Je...je l'ignore...
-On ne peut ignorer...il y a toujours une raison...
-Je me sens...vide...
-Vide?
-Oui...vide...comme atteinte...par une sorte de solitude...
-Mais pourtant tu n'es pas seule, je suis là moi...
-Oui mais...tu sais...parfois on peut se sentir seul dans une foule. Simplement parce qu'on est pas avec la personne de qui on s'ennuit...
-Je comprends. Qu'aimerais-tu?
-Je ne sais pas...
-Si tu sais. Quel serait ton souhait?
-Le lire...trouver le matin, au pied de mon lit ou dans ma boîte aux lettre, un message m'étant destiné. Un message qui parle de ce qu'il lui plaira mais qui me serait adressé.
-Et pourquoi donc?
-Comme ça je pourrais le conserver et le relire dans mes moments de solitudes pour éviter de l'embêter avec mes états d'âme. Il a une si jolie plume...son écriture me donne envie de le lire et j'y pense souvent tu sais. J'aimerais beaucoup pouvoir lire quelque chose qu'il me dédierait...
-Allez viens, nous allons marcher...
-Non, je dois partir...
-Mais où?
-J'ai à lui dédier quelque chose à mon tour...
-Encore? Mais ne seras-tu pas déçue s'il ne te dédies rien?
-Je n'en sais rien...
-Si...tu sais...
-Je m'en fous...
-Je...je l'ignore...
-On ne peut ignorer...il y a toujours une raison...
-Je me sens...vide...
-Vide?
-Oui...vide...comme atteinte...par une sorte de solitude...
-Mais pourtant tu n'es pas seule, je suis là moi...
-Oui mais...tu sais...parfois on peut se sentir seul dans une foule. Simplement parce qu'on est pas avec la personne de qui on s'ennuit...
-Je comprends. Qu'aimerais-tu?
-Je ne sais pas...
-Si tu sais. Quel serait ton souhait?
-Le lire...trouver le matin, au pied de mon lit ou dans ma boîte aux lettre, un message m'étant destiné. Un message qui parle de ce qu'il lui plaira mais qui me serait adressé.
-Et pourquoi donc?
-Comme ça je pourrais le conserver et le relire dans mes moments de solitudes pour éviter de l'embêter avec mes états d'âme. Il a une si jolie plume...son écriture me donne envie de le lire et j'y pense souvent tu sais. J'aimerais beaucoup pouvoir lire quelque chose qu'il me dédierait...
-Allez viens, nous allons marcher...
-Non, je dois partir...
-Mais où?
-J'ai à lui dédier quelque chose à mon tour...
-Encore? Mais ne seras-tu pas déçue s'il ne te dédies rien?
-Je n'en sais rien...
-Si...tu sais...
-Je m'en fous...
vendredi 10 octobre 2008
Voyons toi...
Mais qu'est ce que tu me fais là?!
J'suis tannée de te voir marcher sur des oeufs. C'est pas normal d'écrire autant et d'être aussi pourri pour choisir ses mots! Comment ça se fait que ta gorge se noue à chaque fois que tu veux parler? Et pourquoi quand tu y parviens, tes mots ont une portée telle qu'ils dépassent ce que tu voulais exprimer?
Tu étais fort avant. J'étais fière d'être avec toi. Mais là, tu te laisse faiblir. Je ne t'ai jamais vu dans un si pitoyable état. C'est pas ton genre de te laisser abattre comme ça! Ça commence vraiment à être lourd d'être pris avec toi!
Défocus...tu dois défocusser...mais comment? Et le libre arbitre comment tu fais pour savoir si tu es dans le tord ou si tu as réellement raison? Au fond j'te comprends un peu, c'est pas simple surtout quand on a eu un parcours ou on s'est cassé la gueules une couple de fois...
Prends ton temps. Réfléchis. Tu vois bien que tu n'es plus complètement toi! Tu dois changer ça et arrêter de pleurer, ça ne résoudra rien du tout. Et quoi qu'il arrive, ne me refais pas le coup de la dépression parce que j'te préviens, je m'en vais!
J'suis tannée de te voir marcher sur des oeufs. C'est pas normal d'écrire autant et d'être aussi pourri pour choisir ses mots! Comment ça se fait que ta gorge se noue à chaque fois que tu veux parler? Et pourquoi quand tu y parviens, tes mots ont une portée telle qu'ils dépassent ce que tu voulais exprimer?
Tu étais fort avant. J'étais fière d'être avec toi. Mais là, tu te laisse faiblir. Je ne t'ai jamais vu dans un si pitoyable état. C'est pas ton genre de te laisser abattre comme ça! Ça commence vraiment à être lourd d'être pris avec toi!
Défocus...tu dois défocusser...mais comment? Et le libre arbitre comment tu fais pour savoir si tu es dans le tord ou si tu as réellement raison? Au fond j'te comprends un peu, c'est pas simple surtout quand on a eu un parcours ou on s'est cassé la gueules une couple de fois...
Prends ton temps. Réfléchis. Tu vois bien que tu n'es plus complètement toi! Tu dois changer ça et arrêter de pleurer, ça ne résoudra rien du tout. Et quoi qu'il arrive, ne me refais pas le coup de la dépression parce que j'te préviens, je m'en vais!
lundi 29 septembre 2008
Critique du film "Cours Lola cours"
Pour tous les cinéphiles et amateurs de films étrangers, j’ai ici une suggestion pour vous. L’œuvre de Tom Tyker, Cours Lola cours. Petit bijou du grand écran, ce long métrage réalisé en 1998 est un bel exemple d’innovation cinématographique. Coupé en trois parties, il nous illustrera l’histoire de Lola, une jeune femme qui a vingt minutes pour trouver une importante somme d’argent pour sauver son copain, Manny. Ce film parle du pouvoir du temps et de l’impact que nos choix ont sur la vie de ceux qui nous entourent. Une oeuvre différente, à voir absolument pour sa façon d’être tournée qui se distingue nettement des autres films de par son originalité et son montage réalisé avec finesse.
Ce film présente également plusieurs symboles tout au long de son déroulement. La couleur rouge vive parsème les scènes de plusieurs éléments, comme le téléphone rouge ou encore les cheveux de l’héroïne qui sont tout aussi flamboyants. Les flashbacks aussi sont souvent teintés d’un filtre de cette couleur. Les métaphores sont aussi très présentes. La course contre la montre de Lola à travers Berlin illustre bien la frénésie de notre époque. En fait, le réalisateur a voulu montrer à quel point dans notre société, tout se passe trop rapidement. La musique techno en guise de trame sonore, ajoute d’avantage au rythme étourdissant de la course. Les plans de caméras changent toujours très rapidement pour soutenir la pression et pousser le suspens à son maximum.
Le réalisateur sait jouer avec plusieurs types de montage pour les varier avec ingéniosité. Les retours en arrière sont très fréquents dans ce film coupé en trois alternatives, ce qui fait qu’il ne contient pas une histoire très linéaire, bien au contraire. Autant le film a un rythme rapide, autant que l’auteur le marque parfois d'une lenteur surprenante. Le réalisateur souligne plusieurs scènes de cette façon pour capter l’attention, ce qui apporte par le fait même, un beau contraste avec l’ensemble empressé du film.
Pour terminer, une autre petite touche personnelle, ce film est entrecoupé avec des extraits de dessins animés, qui illustrent Lola, toujours en train de courir. Cela ajoute comme une cerise sur un gâteau, un élément marquant et unique au long métrage allemand qui s’est mérité plusieurs prix pour meilleurs acteurs et meilleur film.
En conclusion, ce film est à ajouter à sa culture cinématographique si on veut voir quelque chose qui sort de l’ordinaire et fait réfléchir sur l’impact de nos choix. Sa façon d’être monté, m’a fait penser un peu au film Mémento, pour l’originalité dont il a été pensé. Quoi qu’il en soit, il restera pour moi un coup de cœur à conseiller et à voir absolument.
Ce film présente également plusieurs symboles tout au long de son déroulement. La couleur rouge vive parsème les scènes de plusieurs éléments, comme le téléphone rouge ou encore les cheveux de l’héroïne qui sont tout aussi flamboyants. Les flashbacks aussi sont souvent teintés d’un filtre de cette couleur. Les métaphores sont aussi très présentes. La course contre la montre de Lola à travers Berlin illustre bien la frénésie de notre époque. En fait, le réalisateur a voulu montrer à quel point dans notre société, tout se passe trop rapidement. La musique techno en guise de trame sonore, ajoute d’avantage au rythme étourdissant de la course. Les plans de caméras changent toujours très rapidement pour soutenir la pression et pousser le suspens à son maximum.
Le réalisateur sait jouer avec plusieurs types de montage pour les varier avec ingéniosité. Les retours en arrière sont très fréquents dans ce film coupé en trois alternatives, ce qui fait qu’il ne contient pas une histoire très linéaire, bien au contraire. Autant le film a un rythme rapide, autant que l’auteur le marque parfois d'une lenteur surprenante. Le réalisateur souligne plusieurs scènes de cette façon pour capter l’attention, ce qui apporte par le fait même, un beau contraste avec l’ensemble empressé du film.
Pour terminer, une autre petite touche personnelle, ce film est entrecoupé avec des extraits de dessins animés, qui illustrent Lola, toujours en train de courir. Cela ajoute comme une cerise sur un gâteau, un élément marquant et unique au long métrage allemand qui s’est mérité plusieurs prix pour meilleurs acteurs et meilleur film.
En conclusion, ce film est à ajouter à sa culture cinématographique si on veut voir quelque chose qui sort de l’ordinaire et fait réfléchir sur l’impact de nos choix. Sa façon d’être monté, m’a fait penser un peu au film Mémento, pour l’originalité dont il a été pensé. Quoi qu’il en soit, il restera pour moi un coup de cœur à conseiller et à voir absolument.
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