Je perds le sens des conversations
La noirceur m'étourdis
Les mots me mordent au sang
Je cries dans mon silence d'aimer
J'étouffe dans mon propre corps
Je me sens vide dans la foule
Et vide en moi-même
Je me tourne le dos
Je m'éparpille et me perds
Mais vers où me diriger?
dimanche 30 novembre 2008
mercredi 26 novembre 2008
Au dessus de tout
Vous avez tord!
Écoutez moi!
Je ne prétends point car je suis!
Oui je suis l'incompris!
Vous ne comprenez pas!
Qui je suis, vous n'écoutez rien
De ce que je vous dis!
Écoutez moi!
Je ne prétends point car je suis!
Oui je suis l'incompris!
Vous ne comprenez pas!
Qui je suis, vous n'écoutez rien
De ce que je vous dis!
samedi 22 novembre 2008
Fragile
Mot qu'à tout vent on me clame
Mot qui me veut faiblesse
Mot qui veut justifier mes larmes
Mot qui ment et qui m'agresse
Je ne suis pas une porcelaine
J'ai vaincu et je combats toujours
Je ne suis pas une porcelaine
Je ne me romps pas si facilement
Je ne suis pas une porcelaine
Je suis bien haute dans ma tour
Je ne suis pas une porcelaine
Je suis rigide et j'en fais serment
Mot qui chaque fois me crame
Mot qui me veut traitresse
Mot qui veut que je dépose les armes
Mot qui est faux et que je déteste...
Mot qui me veut faiblesse
Mot qui veut justifier mes larmes
Mot qui ment et qui m'agresse
Je ne suis pas une porcelaine
J'ai vaincu et je combats toujours
Je ne suis pas une porcelaine
Je ne me romps pas si facilement
Je ne suis pas une porcelaine
Je suis bien haute dans ma tour
Je ne suis pas une porcelaine
Je suis rigide et j'en fais serment
Mot qui chaque fois me crame
Mot qui me veut traitresse
Mot qui veut que je dépose les armes
Mot qui est faux et que je déteste...
mercredi 12 novembre 2008
Un soir je regardais le ciel
Le soir était beau dehors tandis que l’aurore arrivait. Le soleil éclatait de ses couleurs chaudes sur la ville tandis que ma compagne et moi marchions doucement dans la rue. J’étais alors absent tandis qu’elle me fixait intensément, d’un regard qui reprochait quelques peu. C’est alors qu’elle brisa le silence en parlant de sa douce voix, le sourire aux lèvres ;
« -Te voilà encore une fois à rêver, les yeux perdus dans l’horizon. Le soleil a conquis ton regard et m’a enlevé à toi. À quoi penses-tu donc pour être si loin de moi? Contemple la couleur de mes yeux plutôt que celle du ciel! Lui est si grand que tu t’y perds avec aise, quelles réflexions ma foi, bouillonnent dans ton esprit pour l’occuper de la sorte? »
Elle s’arrêta un moment, songeuse à son tour mais pas du même ciel. Puis elle s’éclaircie la voix et repris avec timidité.
« -Il me faut te faire une confidence. Je te trouve tellement absent! J’aimerais mieux comprendre ce qui te rend aussi lointain. Si seulement il pouvait t’être possible d’imaginer tous ces papillons qui volent dans mon estomac avec joie lorsque mes pensées frivoles t’ont pour modèle! Aimer est quelque chose de tellement puissant, cela illumine les cœurs, et même les jours les plus gris nous fascinent. Rien n’est hors de notre portée, tout est surmontable! Et on jurerait qu’avant cela, nous n’avions goûté à rien, rien qui ne valle la peine d’être vécu.
Je conçois qu’il existe mille et unes merveilles dans ce monde. Mais de tout ce qui nous entoure, de tout ce que nous vivons, n’y a-t-il pas rien de plus fort qu’aimer? Quoi de plus doux que de s’étreindre, s’embrasser et profiter de chaque minute passée avec l’être aimé? C’est cet être qui nous complète qui illumine nos journées et nous fait sentir unique au monde.
Dieu a créé l’homme à son image, Dieu est amour alors ne sommes nous pas même l’essence d’aimer? N’est-ce pas là la chose la plus essentielle au monde d’ailleurs? L’amour est si grand qu’il dépasse tous les mots, toutes les merveilles, il est indestructible! Ouvres tes yeux et tu découvriras à quel point ce sentiment est grand, à quel point il dirige toute la beauté de ce monde. L’amour est à la source même du bonheur, il nous permets de découvrir avec de nouveaux yeux, sentir les choses, rêver et comprendre toute chose avec beaucoup plus de profondeur, cela nous aide à ouvrir notre esprit.
J’ai envie de chanter et de danser! Allez amour, viens profiter de la présence de celle qui t’aime! Écoutes cette voix qui te chante de belles vérités et suis-moi dans ce moment de paix. »
Je l’avais écoutée, ma douce moitié, plongée intensément dans son discours d’amour. On aurait dit un ange qui chantait les éloges de Dieu. J’aurais aimé réaliser alors tout le bien que je possédais. Car elle avait raison de ses paroles blanches. Sans l’amour nous ne sommes rien.
« -Te voilà encore une fois à rêver, les yeux perdus dans l’horizon. Le soleil a conquis ton regard et m’a enlevé à toi. À quoi penses-tu donc pour être si loin de moi? Contemple la couleur de mes yeux plutôt que celle du ciel! Lui est si grand que tu t’y perds avec aise, quelles réflexions ma foi, bouillonnent dans ton esprit pour l’occuper de la sorte? »
Elle s’arrêta un moment, songeuse à son tour mais pas du même ciel. Puis elle s’éclaircie la voix et repris avec timidité.
« -Il me faut te faire une confidence. Je te trouve tellement absent! J’aimerais mieux comprendre ce qui te rend aussi lointain. Si seulement il pouvait t’être possible d’imaginer tous ces papillons qui volent dans mon estomac avec joie lorsque mes pensées frivoles t’ont pour modèle! Aimer est quelque chose de tellement puissant, cela illumine les cœurs, et même les jours les plus gris nous fascinent. Rien n’est hors de notre portée, tout est surmontable! Et on jurerait qu’avant cela, nous n’avions goûté à rien, rien qui ne valle la peine d’être vécu.
Je conçois qu’il existe mille et unes merveilles dans ce monde. Mais de tout ce qui nous entoure, de tout ce que nous vivons, n’y a-t-il pas rien de plus fort qu’aimer? Quoi de plus doux que de s’étreindre, s’embrasser et profiter de chaque minute passée avec l’être aimé? C’est cet être qui nous complète qui illumine nos journées et nous fait sentir unique au monde.
Dieu a créé l’homme à son image, Dieu est amour alors ne sommes nous pas même l’essence d’aimer? N’est-ce pas là la chose la plus essentielle au monde d’ailleurs? L’amour est si grand qu’il dépasse tous les mots, toutes les merveilles, il est indestructible! Ouvres tes yeux et tu découvriras à quel point ce sentiment est grand, à quel point il dirige toute la beauté de ce monde. L’amour est à la source même du bonheur, il nous permets de découvrir avec de nouveaux yeux, sentir les choses, rêver et comprendre toute chose avec beaucoup plus de profondeur, cela nous aide à ouvrir notre esprit.
J’ai envie de chanter et de danser! Allez amour, viens profiter de la présence de celle qui t’aime! Écoutes cette voix qui te chante de belles vérités et suis-moi dans ce moment de paix. »
Je l’avais écoutée, ma douce moitié, plongée intensément dans son discours d’amour. On aurait dit un ange qui chantait les éloges de Dieu. J’aurais aimé réaliser alors tout le bien que je possédais. Car elle avait raison de ses paroles blanches. Sans l’amour nous ne sommes rien.
lundi 27 octobre 2008
On appelle ça le destin...
Quand je suis allée à la clinique médicale aujourd'hui pour faire signer des papiers à mon médecin, j'ai revue une fille avec qui j'ai passé une partie de mon primaire et de mon secondaire. Le genre de peste qu'on se rappelle toute notre vie tellement elle a su être méchante avec tout le monde. Je pense même que cette fille est celle qui m'a rendue la vie le plus dur à l'école vraiment, toujours sur mon cas!
Tout ça pour dire que je l'ai revue, à la clinique...avec un nouveau né dans les bras. Je n'en revenais pas...
Elle porte toujours ses talons aiguilles et est toujours aussi atriquée qu'elle l'était avant. En fait, elle n'a pas changé d'un poil, ou presque. La seule chose que j'ai vu de différent sur elle, c'est son regard quand nos yeux se sont croisés...un regard qui en disait long...
Je l'avais revue dans l'autobus il y a des mois...quand je l'ai écouté parler, par curiosité, je me suis rendue compte qu'elle était toujours aussi bitch qu'avant...j'imagine que son rôle de nouvelle mère va l'assagir...
C'est fou la vie desfois. Tu fais plein de marde et tu t'en sors toujours, puis PAF! La vie se charge de te faire payer tes comptes. Et tu payes la note plein prix. Je pense qu'elle va grandir avec ce qui l'attend et je lui souhaite qu'elle se porte bien et qu'elle apprenne...
Ma grande-tante avait raison...la vie se charge de te faire comprendre...et moins tu seras à l'écoute, plus les obstacles seront grands...
Tout ça pour dire que je l'ai revue, à la clinique...avec un nouveau né dans les bras. Je n'en revenais pas...
Elle porte toujours ses talons aiguilles et est toujours aussi atriquée qu'elle l'était avant. En fait, elle n'a pas changé d'un poil, ou presque. La seule chose que j'ai vu de différent sur elle, c'est son regard quand nos yeux se sont croisés...un regard qui en disait long...
Je l'avais revue dans l'autobus il y a des mois...quand je l'ai écouté parler, par curiosité, je me suis rendue compte qu'elle était toujours aussi bitch qu'avant...j'imagine que son rôle de nouvelle mère va l'assagir...
C'est fou la vie desfois. Tu fais plein de marde et tu t'en sors toujours, puis PAF! La vie se charge de te faire payer tes comptes. Et tu payes la note plein prix. Je pense qu'elle va grandir avec ce qui l'attend et je lui souhaite qu'elle se porte bien et qu'elle apprenne...
Ma grande-tante avait raison...la vie se charge de te faire comprendre...et moins tu seras à l'écoute, plus les obstacles seront grands...
jeudi 23 octobre 2008
Un gros dilème
Récemment, on m'a confié un très lourd secret. Un secret d'infidélité. Je suis contente qu'on me fasse confiance à ce point même si tromper va contre mes valeurs. C'est difficile de porter ce genre de secret, parce qu'on se sent coupable à son tour de ne pas informer la personne concernée...mais en bonne tombe je ne peux pas rompre ma promesse...
Si j'étais victime dans cette histoire, j'aimerais vraiment qu'on m'en informe, qu'on soit honnête et qu'on m'avoue la faute. Même si ça ferait mal, même si j'aurais de la difficulté à pardonner, je serais bien plus clémente de savoir qu'on m'a dit la vérité tandis que si j'advenais qu'à l'apprendre de moi-même, je serais détruite de l'intérieur et ne pourrait probablement jamais m'en remettre.
L'être aimé pour moi n'a qu'une seule parole à respecter ; s'il en venait qu'à songer à me tromper, il devrait me laisser plutôt que de commettre l'acte. En respectant cette entente, jamais je ne pourrais lui en vouloir d'être parti, parce qu'il aura été franc et ne m'aura jamais trahie. Mais bon...moi, c'est moi...
Dans la religion bouddhiste, il y a deux règles. Ne te fais pas mal et ne fais pas mal aux autres. Et si tu commets l'infidélité, tu dois assumer de porter le fardeau sur tes épaules jusqu'à ta mort et ne jamais recommencer un tel acte pour ne pas de déshonorer d'avantage. En ne disant rien, tu t'empêches de faire du mal à l'être aimé et tu assumes donc de porter ce poid sur tes épaules sans accâbler des gens aimés de celui ci.
Je ne suis évidemment pas d'accord avec cette loi pour la simple et bonne raison que je prône l'honnêteté et que je trouve qu'on doit assumer les conséquences de ses actes, au prix de perdre des gens qu'on aime par nos agissements. Mais très peu de gens sont aussi paladins que moi...
Enfin bref, je reste tombe parce que je l'ai promis mais j'espère de tout coeur que cette personne qui a choisit de suivre les bouddhistes tiendra sa promesse, c'est à dire ne plus jamais recommencer...
Arg, pourquoi me choisir moi pour ce genre de secrets! T_T
Si j'étais victime dans cette histoire, j'aimerais vraiment qu'on m'en informe, qu'on soit honnête et qu'on m'avoue la faute. Même si ça ferait mal, même si j'aurais de la difficulté à pardonner, je serais bien plus clémente de savoir qu'on m'a dit la vérité tandis que si j'advenais qu'à l'apprendre de moi-même, je serais détruite de l'intérieur et ne pourrait probablement jamais m'en remettre.
L'être aimé pour moi n'a qu'une seule parole à respecter ; s'il en venait qu'à songer à me tromper, il devrait me laisser plutôt que de commettre l'acte. En respectant cette entente, jamais je ne pourrais lui en vouloir d'être parti, parce qu'il aura été franc et ne m'aura jamais trahie. Mais bon...moi, c'est moi...
Dans la religion bouddhiste, il y a deux règles. Ne te fais pas mal et ne fais pas mal aux autres. Et si tu commets l'infidélité, tu dois assumer de porter le fardeau sur tes épaules jusqu'à ta mort et ne jamais recommencer un tel acte pour ne pas de déshonorer d'avantage. En ne disant rien, tu t'empêches de faire du mal à l'être aimé et tu assumes donc de porter ce poid sur tes épaules sans accâbler des gens aimés de celui ci.
Je ne suis évidemment pas d'accord avec cette loi pour la simple et bonne raison que je prône l'honnêteté et que je trouve qu'on doit assumer les conséquences de ses actes, au prix de perdre des gens qu'on aime par nos agissements. Mais très peu de gens sont aussi paladins que moi...
Enfin bref, je reste tombe parce que je l'ai promis mais j'espère de tout coeur que cette personne qui a choisit de suivre les bouddhistes tiendra sa promesse, c'est à dire ne plus jamais recommencer...
Arg, pourquoi me choisir moi pour ce genre de secrets! T_T
mercredi 22 octobre 2008
Témoignage d'un rescapé
La terre désolée était telle qu'on me l'avait décrite...aussi morte que ses habitants...
Nous étions en patrouille pour aller récupérer des conserves dans un entrepot quand c'est arrivé. Je me souviens qu'il pleuvait des cordes, tant et tellement qu'on avait peine à voir la route sur laquelle notre jeep filait...
Nous sommes arrivés au lieu dit et nous nous sommes séparés, trois qui remplissaient leurs sacs de vivres et moi et mon frère qui montaient la garde à l'extérieur, chacun de notre côté. J'étais nerveux, malgré les entraînements auquels on m'avait habitué, car c'était la toute première fois que je me retrouvais réellement en mission sur le terrain. Nos bottes s'enfonçaient dans la boue, le temps était affreux. Je pouvais distinguer sur le sol, des masses informes de débris de bâtiment et de véhicules abandonnés...peut-être même quelques corps morts aussi mais je n'en étais pas certain. Puis j'ai entendu crier au loin. C'était mes collègues. "Des crawlers! Ils sont tout près! Il va falloir se replier, ils sont en train d'encercler le bâtiment!" les trois patrouilleurs revinrent avec le maximum de vivres qu'ils avaient trouvés. Ils chargèrent le coffre et montèrent dans le jeep alors que je m'apperçu de l'absence de mon frère.
Il ne pouvait pas être bien loin, nous étions à peine à quelques lieux! Je couru et me mis à sa recherche, je devais faire vite car je n'avais pas envie de nuire à mes compagnons qui me criaient de me dépêcher. Quand j'apperçu un corps couché sur le sol se lever d'un bond, je dégainai mon arme pour tirer. Mais une chose auquelle je ne m'attendais pas arriva. Je vis le monstre, et ses yeux luminescents me fixèrent à travers la pluie. Je senti alors mon corps se figer. La créature avança lentement vers moi, comme si elle avait tout le temps du monde et moi, immobile, paniqué, je ne pouvais rien y faire! Je n'arrivais pas à soulever mon fusil, ni à m'enfuir, ni à crier...j'étais littéralement prisonnier de mon propre corps.
Sa peau verdâtre, malade, pendante et garnie de plaies rouges aurait eu de quoi donner la nausée à n'importe qui tant elle était dégoutante. Ses yeux aussi lumineux que des phares de voiture me forçaient pourtant à les regarder. Sa mâchoire croche et béante aux dents pourrient ne semblait pas dérangée de la pluie qui l'assaillait au point presque de la noyer d'eau et de salive. Un zombie, un vrai, ici, maintenant, devant moi. Ce monstre allait me dévorer et j'étais impuissant face à mon propre destin, incapable de me défendre comme si j'avais été changé en statue. Pire encore, je ne pouvais même pas détacher mes yeux de ce regard. Le mort-vivant en lâchant de longues plaintes à glacer le sang dans mes veines, marchait résolument dans ma direction. Un pas...deux pas...dix pas...il était maintenant si près de moi!
Je me souviens qu'il se soit penché vers l'arrière en lâchant un grand cri, la gueule grande ouverte, paré à mordre. Et c'est alors que la tête de mon assaillant vola en éclat, sa cervelle éclaboussant la boue d'une couleur écarlate en un bruit horrible de chair molle. Un coup de magnum avait rompu le charme, mon frère était revenu. Il me pointa du doigt l'air grave.
-Non mais t'es fou de t'aventurer tout seul sans expérience?! Ne JAMAIS regarder ces abominations dans les yeux, tu ne sais pas à quel genre tu as affaire...est-ce clair?
J'aquiéscai machinalement trop abasourdi par ce qui venait de se passer. Ce regard qui m'avait hanté, avait faillit être la dernière image que j'aurais pu voir de ma vie. Je secouai alors la tête pour reprendre mes esprits avant de lui demander ;
-Où tu étais? On t'attendait!
-J'ai trouvé une trousse de premier soin au deuxième étage. Ça pourra nous être utile...
Visiblement habitué de ce genre de situation, jamais mon frère ne fit de cas du fait que la mort m'avait frôlé. Il est comme ça, un vrai militaire! Et nous repartirent en jeep vers la ville, notre mission était accomplie. Mais jamais je n'oublierai ce moment ou j'ai regardé la mort en face...
-Marc-
Nous étions en patrouille pour aller récupérer des conserves dans un entrepot quand c'est arrivé. Je me souviens qu'il pleuvait des cordes, tant et tellement qu'on avait peine à voir la route sur laquelle notre jeep filait...
Nous sommes arrivés au lieu dit et nous nous sommes séparés, trois qui remplissaient leurs sacs de vivres et moi et mon frère qui montaient la garde à l'extérieur, chacun de notre côté. J'étais nerveux, malgré les entraînements auquels on m'avait habitué, car c'était la toute première fois que je me retrouvais réellement en mission sur le terrain. Nos bottes s'enfonçaient dans la boue, le temps était affreux. Je pouvais distinguer sur le sol, des masses informes de débris de bâtiment et de véhicules abandonnés...peut-être même quelques corps morts aussi mais je n'en étais pas certain. Puis j'ai entendu crier au loin. C'était mes collègues. "Des crawlers! Ils sont tout près! Il va falloir se replier, ils sont en train d'encercler le bâtiment!" les trois patrouilleurs revinrent avec le maximum de vivres qu'ils avaient trouvés. Ils chargèrent le coffre et montèrent dans le jeep alors que je m'apperçu de l'absence de mon frère.
Il ne pouvait pas être bien loin, nous étions à peine à quelques lieux! Je couru et me mis à sa recherche, je devais faire vite car je n'avais pas envie de nuire à mes compagnons qui me criaient de me dépêcher. Quand j'apperçu un corps couché sur le sol se lever d'un bond, je dégainai mon arme pour tirer. Mais une chose auquelle je ne m'attendais pas arriva. Je vis le monstre, et ses yeux luminescents me fixèrent à travers la pluie. Je senti alors mon corps se figer. La créature avança lentement vers moi, comme si elle avait tout le temps du monde et moi, immobile, paniqué, je ne pouvais rien y faire! Je n'arrivais pas à soulever mon fusil, ni à m'enfuir, ni à crier...j'étais littéralement prisonnier de mon propre corps.
Sa peau verdâtre, malade, pendante et garnie de plaies rouges aurait eu de quoi donner la nausée à n'importe qui tant elle était dégoutante. Ses yeux aussi lumineux que des phares de voiture me forçaient pourtant à les regarder. Sa mâchoire croche et béante aux dents pourrient ne semblait pas dérangée de la pluie qui l'assaillait au point presque de la noyer d'eau et de salive. Un zombie, un vrai, ici, maintenant, devant moi. Ce monstre allait me dévorer et j'étais impuissant face à mon propre destin, incapable de me défendre comme si j'avais été changé en statue. Pire encore, je ne pouvais même pas détacher mes yeux de ce regard. Le mort-vivant en lâchant de longues plaintes à glacer le sang dans mes veines, marchait résolument dans ma direction. Un pas...deux pas...dix pas...il était maintenant si près de moi!
Je me souviens qu'il se soit penché vers l'arrière en lâchant un grand cri, la gueule grande ouverte, paré à mordre. Et c'est alors que la tête de mon assaillant vola en éclat, sa cervelle éclaboussant la boue d'une couleur écarlate en un bruit horrible de chair molle. Un coup de magnum avait rompu le charme, mon frère était revenu. Il me pointa du doigt l'air grave.
-Non mais t'es fou de t'aventurer tout seul sans expérience?! Ne JAMAIS regarder ces abominations dans les yeux, tu ne sais pas à quel genre tu as affaire...est-ce clair?
J'aquiéscai machinalement trop abasourdi par ce qui venait de se passer. Ce regard qui m'avait hanté, avait faillit être la dernière image que j'aurais pu voir de ma vie. Je secouai alors la tête pour reprendre mes esprits avant de lui demander ;
-Où tu étais? On t'attendait!
-J'ai trouvé une trousse de premier soin au deuxième étage. Ça pourra nous être utile...
Visiblement habitué de ce genre de situation, jamais mon frère ne fit de cas du fait que la mort m'avait frôlé. Il est comme ça, un vrai militaire! Et nous repartirent en jeep vers la ville, notre mission était accomplie. Mais jamais je n'oublierai ce moment ou j'ai regardé la mort en face...
-Marc-
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